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Le classement live des offres de gaz vert pour un foyer chauffé en 2026

Les offres ci-dessous sont classées par prix annuel TTC croissant pour un foyer chauffé au gaz à Paris 11ᵉ (14 000 kWh/an, zone tarifaire 2, profil chauffage). Chaque offre intégrée au classement coche au minimum la case « garanties d'origine 100 % » — c'est-à-dire que le fournisseur s'engage à injecter sur le réseau GRDF une quantité de biométhane équivalente à la consommation annoncée. Les nuances entre biométhane local, compensation carbone et garanties d'origine européennes sont détaillées plus bas.

Pour un foyer aux mêmes habitudes de chauffage, basculer sur une offre verte représente quelques dizaines d'euros par an d'écart par rapport au Prix Repère Gaz publié chaque mois par la CRE. Le sens de l'écart dépend de la conjoncture : certaines offres vertes ressortent en dessous du repère, d'autres légèrement au-dessus.

Logement chauffé au gaz · 14 000 kWh/an · Paris 11ᵉ (zone 2)

L'offre verte en tête de ce classement est aujourd'hui Gaz Référence 3 ans d'Engie, avec une économie de 86 €/an sur le budget annuel d'un foyer chauffé au gaz, par rapport au Prix Repère Gaz en vigueur, soit 6,4 % de réduction sur le prix du kWh TTC.

Qu'est-ce qu'une offre de gaz vert ? Biométhane, compensation, garanties d'origine

Une offre de gaz vert repose sur l'un des trois mécanismes suivants — souvent combinés. Comprendre la différence, c'est arbitrer en connaissance de cause entre des contrats qui se présentent tous comme « 100 % verts ».

  1. Le biométhane injecté sur le réseau (la démarche la plus directe)

    Le biométhane est un gaz produit à partir de matières organiques (déchets agricoles, lisiers, biodéchets de cantines, boues de stations d'épuration) puis épuré pour atteindre la qualité du gaz naturel. Une fois injecté dans le réseau GRDF, il se mélange physiquement au gaz fossile : la molécule consommée chez le client reste celle du réseau, mais le contrat finance la filière française. L'ADEME considère cette démarche comme le levier le plus direct pour décarboner la consommation gazière résidentielle.

  2. Les garanties d'origine (le cadre réglementaire)

    La garantie d'origine est un certificat électronique émis par Powernext pour chaque mégawattheure de gaz renouvelable injecté sur le réseau. Le fournisseur qui veut vendre une offre « verte » achète ces garanties à hauteur de la consommation de ses clients. Le mécanisme, encadré par la directive européenne 2018/2001 et contrôlé en France par la Commission de Régulation de l'Énergie, garantit l'équivalence comptable entre la consommation et l'injection — pas la traçabilité physique molécule par molécule.

  3. La compensation carbone (le mécanisme financier)

    La compensation carbone ne touche pas au mix gazier : le fournisseur calcule les émissions de CO₂ liées à la consommation du client, puis finance des projets de réduction d'émissions ailleurs dans le monde (reforestation, efficacité énergétique, énergies renouvelables). C'est un mécanisme financier dont l'effet environnemental dépend de la qualité des projets soutenus — le label Verified Carbon Standard ou Gold Standard est un repère utile. Voir la fiche dédiée au gaz compensé carbone.

Plusieurs offres du marché combinent garanties d'origine biométhane (sur 100 % de la consommation) et compensation carbone sur les émissions résiduelles. Une minorité d'offres vont plus loin en achetant le biométhane directement à un producteur français identifié — c'est le créneau d'ilek, qui revendique une traçabilité site par site et a été distingué par WWF France en 2021 dans son classement des fournisseurs d'énergie verte.

Comment départager les offres vertes : quatre critères au-delà du prix

Une fois le classement live posé, l'arbitrage final se joue sur quatre critères. Aucun n'a vocation à éliminer une offre à lui seul : c'est leur combinaison qui révèle la rigueur du fournisseur.

100%
de la consommation couverte par les garanties d'origine biométhane
Source CRE
1 à 3ans
Durée d'engagement sur le prix du kWh, pour les offres à prix fixe
Marché résidentiel français
14000
kWh/an — consommation moyenne d'un foyer chauffé au gaz (référence comparator)
Source ADEME

Provenance du biométhane. Une offre engagée nomme ses producteurs (sites de méthanisation, agriculteurs, collectivités), idéalement en France. Une offre qui se contente de « garanties d'origine européennes » achète un certificat sur un marché continental — le biométhane peut alors venir d'Italie, de Belgique ou d'Allemagne, et le contrat ne soutient pas directement la filière française.

Durée d'engagement sur le prix du kWh. Une offre à prix fixe bloque le prix du kWh pendant 1, 2 ou 3 ans — utile pour sécuriser le budget annuel. Une offre indexée sur le Prix Repère Gaz publié par la CRE suit le marché. Le choix est indépendant de l'engagement vert : les deux familles existent.

Transparence de la fiche tarifaire. La grille tarifaire descriptive (FTD) du fournisseur doit nommer explicitement le mécanisme retenu (biométhane, compensation, GO), le pourcentage couvert, et la durée. Si la FTD reste évasive sur ces trois points, l'offre est probablement plus « commerciale » que réellement engagée.

Service client et facilité de bascule. Le changement de fournisseur est gratuit et sans coupure — mais une équipe support joignable simplifie les questions ponctuelles (mensualisation, modification d'index, prélèvement). Les avis clients donnent une lecture rapide de la qualité de service.

Combien coûte réellement une offre de gaz vert par rapport au Prix Repère Gaz

L'argument « le gaz vert coûte plus cher » a longtemps eu cours : il appartient désormais au passé pour la plupart des offres résidentielles. En 2026, l'écart entre l'offre verte la mieux placée et l'offre non verte la mieux placée se mesure en pour cent — pas en dizaines de pour cent. Les offres engagées sur le biométhane local restent un cran plus chères, mais la prime ne dépasse plus l'ordre de quelques dizaines d'euros par an pour un foyer de référence.

À conjoncture actuelle, l'offre verte en tête est Gaz Référence 3 ans d'Engie ; l'offre non verte la mieux placée est Extra Eco Gaz d'OHM Énergie. L'écart annuel TTC entre les deux atteint 236 €/an en défaveur du contrat vert sur le profil de référence.

Cet écart évolue mensuellement avec la conjoncture sur les marchés de gros et la publication des nouvelles grilles fournisseurs. Pour la majorité des foyers, choisir une offre verte ne se traduit plus par un sacrifice budgétaire significatif — le surcoût se chiffre en quelques euros par mois, parfois en zéro. La fiche où payer son gaz au plus juste détaille les leviers complémentaires (prix fixe, indexé, dual, choix de la zone tarifaire) qui se cumulent avec l'engagement vert.

Les taxes (accise sur les gaz naturels, CTA, TVA) représentent 20 à 30 % d'une facture de gaz et restent identiques chez tous les fournisseurs — verts ou non. C'est sur l'abonnement et le prix du kWh hors taxes que la concurrence se joue. Une offre verte n'allège donc pas la part fiscale de votre facture, mais elle peut tirer le coût total à la baisse si le fournisseur consent une remise sur le kWh hors taxes.

Offres duales gaz + électricité chez un fournisseur engagé

Plusieurs fournisseurs proposent un contrat unique gaz + électricité alimenté par des sources renouvelables sur les deux énergies : garanties d'origine biométhane sur le gaz, garanties d'origine éolienne ou hydraulique sur l'électricité. C'est le créneau historique d'ilek, d'Enercoop, et plus récemment d'opérateurs comme Plenitude ou TotalEnergies.

L'avantage d'un dual : un seul interlocuteur, une seule facture, parfois une remise commerciale sur l'un des deux contrats à la souscription. Le revers : l'offre verte la mieux placée sur le gaz et l'offre verte la mieux placée sur l'électricité ne sont presque jamais chez le même fournisseur. La comparaison pertinente est donc le total dual versus le total de deux contrats séparés, à conditions de service équivalentes.

Pour la majorité des foyers, l'écart entre les deux options est mince — c'est l'arbitrage administratif qui finit par trancher. La fiche des fournisseurs alternatifs détaille les offres mono-énergie disponibles à comparer en face d'un dual.

— Atouts d'un contrat dual vert
  • Un seul interlocuteur, une seule facture, un seul prélèvement ;
  • Remise commerciale ponctuelle à la souscription (variable selon fournisseur) ;
  • Gestion simplifiée des index et des changements d'adresse ;
  • Cohérence éditoriale « 100 % vert » sur les deux énergies ;
  • Service client unique en cas de question complexe (résiliation, mensualisation).
— Points de vigilance
  • L'offre dual est rarement la mieux placée sur les deux énergies simultanément ;
  • Engagement plus structurant en cas d'insatisfaction (deux contrats à résilier) ;
  • Comparaison plus opaque qu'avec deux fiches tarifaires distinctes ;
  • Remise dual qui s'évapore parfois à la première date d'anniversaire du contrat ;
  • Choix limité de fournisseurs vraiment engagés sur les deux énergies.

Comment éviter le greenwashing dans une offre de gaz vert

Le terme « énergie verte » est devenu un argument commercial efficace, et la régulation peine à suivre la créativité marketing des fournisseurs. Pour ne pas tomber dans le piège d'un contrat « vert sur la plaquette, gris dans les faits », trois vérifications simples ramènent l'arbitrage à un terrain factuel.

Premier réflexe : vérifier le pourcentage de couverture. Une offre qui annonce « une part de biométhane » sans préciser le ratio peut très bien couvrir 5 ou 10 % de la consommation — symbolique. Une offre engagée annonce explicitement 100 % du volume du client en garanties d'origine biométhane.

Deuxième réflexe : lire la fiche tarifaire descriptive. Le document, obligatoire, doit nommer le mécanisme (biométhane, compensation, GO européennes), citer les producteurs ou les sites concernés, et mentionner la durée d'engagement. Une fiche vague est un mauvais signe : en cas de litige, c'est le seul document opposable.

Troisième réflexe : chercher un audit tiers. Le label « Vertvolt » de l'ADEME (déjà déployé sur l'électricité, à l'étude côté gaz) certifie le niveau d'engagement réel. À défaut, un audit indépendant publié sur le site du fournisseur ou la mention d'un fonds d'investissement dédié à la filière française constituent des signaux de sérieux.

La fiche dédiée au biogaz détaille comment la filière française se structure et quels acteurs y participent réellement. La page transition énergétique resitue l'effort dans le mix gazier national et européen.

Méthodologie du classement live

Le classement affiché plus haut est rafraîchi toutes les heures à partir des grilles tarifaires des fournisseurs collectées par Selectra et des prix repères publiés par la CRE. Les offres incluses sont celles qui :

  • Couvrent 100 % de la consommation du client par des garanties d'origine biométhane ou un mécanisme de compensation carbone certifié ;
  • Sont actives à la souscription pour un client résidentiel à la date de consultation ;
  • S'appliquent à un compteur Gazpar standard, sans dépendance à une offre de marché professionnelle.

Le profil de référence pour le calcul du prix annuel TTC est : foyer de Paris 11ᵉ (INSEE 75111, zone tarifaire 2), consommation de 14 000 kWh/an, profil chauffage complet. Pour un autre profil (cuisson seule, autre zone tarifaire, autre consommation), le classement peut varier : le comparateur recalcule sur la base de votre commune et de votre consommation réelle.

Les offres « en extinction » (fermées à la souscription, comme le passé d'Engie Passerelle) sont exclues du classement et ne peuvent pas figurer en tête. La méthodologie complète et les sources de données sont décrites sur la page méthodologie.

Questions fréquentes sur le gaz vert

Réponses synthétiques aux questions qui restent fréquentes après la lecture de ce comparatif.

Une offre de gaz vert est-elle vraiment plus écologique ?

Cela dépend du mécanisme retenu. Une offre biogaz / biométhane achète au gestionnaire de réseau une quantité de gaz renouvelable injectée dans le réseau GRDF équivalente à votre consommation : la molécule consommée chez vous reste celle du réseau (mélange fatalement majoritairement fossile en 2026), mais votre contrat finance la filière biométhane française. Une offre compensée carbone n'agit pas sur le mix gazier : elle finance des projets de réduction d'émissions ailleurs (reforestation, efficacité énergétique). L'ADEME considère que la première démarche soutient directement la transition du réseau français, là où la seconde reste un mécanisme financier dont l'effet environnemental dépend de la qualité des projets financés.

Le gaz vert est-il plus cher que le gaz classique ?

L'écart est aujourd'hui modéré pour la plupart des offres « vertes » du marché résidentiel — quelques pour cent sur le prix annuel TTC, et parfois zéro. Les offres réellement engagées sur le biométhane local (achat direct à un producteur français, traçabilité site par site) restent en revanche plus chères, parfois de 10 à 20 %. Le classement en temps réel pour votre commune et votre consommation est la seule manière fiable de mesurer le surcoût réel : un comparateur affichant un écart théorique « moyen » ne reflète pas votre profil.

Qu'est-ce qu'une garantie d'origine ?

La garantie d'origine (GO) est un certificat électronique émis par l'organisme français Powernext pour chaque MWh de gaz renouvelable injecté sur le réseau. Le fournisseur qui veut commercialiser une offre « verte » achète ces garanties à hauteur de la consommation de ses clients. Le mécanisme est encadré par la directive européenne 2018/2001 et contrôlé en France par la Commission de Régulation de l'Énergie. Une offre sans GO ne peut pas se prévaloir du label « gaz vert » au sens réglementaire.

Le changement vers une offre verte est-il gratuit et sans coupure ?

Oui. La résiliation d'un contrat de gaz résidentiel est gratuite, sans préavis ni frais. Le nouveau fournisseur prend en charge les démarches auprès de l'ancien et auprès de GRDF, qui reste l'unique gestionnaire du réseau de distribution quel que soit le fournisseur retenu. Aucune coupure n'a lieu pendant la bascule, et le compteur Gazpar reste en place avec son numéro PCE. La seule différence visible : la prochaine facture est émise par le nouveau fournisseur.

Comment éviter le greenwashing dans une offre de gaz vert ?

Trois questions à se poser avant de signer. Premièrement : la quantité de gaz vert injectée correspond-elle à 100 % de la consommation client, ou à 5 ou 10 % symboliques ? Deuxièmement : le fournisseur cite-t-il un producteur identifiable (site de méthanisation, agriculteur, collectivité), ou se contente-t-il de « garanties d'origine » achetées sur un marché européen ? Troisièmement : la fiche tarifaire mentionne-t-elle un label tiers (par exemple « Vertvolt » à terme côté gaz, ou un audit indépendant) ? Une offre qui répond aux trois questions est sensiblement plus engagée qu'une offre qui se contente de cocher la case GO.

Existe-t-il des offres duales gaz + électricité vertes chez un même fournisseur ?

Oui, plusieurs fournisseurs proposent un contrat unique gaz + électricité tous les deux issus de sources renouvelables. L'avantage est administratif (une seule facture, un seul interlocuteur) et parfois commercial (remise dédiée sur l'un des deux contrats). Le revers : l'offre la mieux placée sur le gaz et l'offre la mieux placée sur l'électricité ne sont presque jamais chez le même fournisseur. Comparer le total dual contre le total de deux contrats séparés reste l'arbitrage central.

Combien d'offres de gaz vert recense le marché français en 2026 ?

Plus d'une vingtaine de fournisseurs résidentiels commercialisent au moins une offre estampillée « verte » en 2026, selon le Médiateur national de l'énergie — le nombre exact varie au fil des lancements et arrêts commerciaux. Le classement live ci-dessus restreint l'affichage aux trois offres les mieux placées sur le profil de référence (foyer chauffé au gaz à Paris 11ᵉ, 14 000 kWh/an, zone tarifaire 2) ; les autres offres figurent dans le comparateur complet.

Faut-il privilégier une offre verte à prix fixe ou indexé ?

Le choix prix fixe / prix indexé est indépendant de l'engagement vert : les deux familles existent côté gaz vert. Une offre à prix fixe bloque le prix du kWh pendant 1 à 3 ans, utile pour sécuriser un budget annuel. Une offre indexée sur le Prix Repère Gaz publié par la CRE suit le marché à la hausse comme à la baisse. Le bon réflexe en 2026 : choisir d'abord l'arbitrage prix fixe / indexé selon votre tolérance au risque, puis filtrer parmi les offres « green_gas » du classement.