Quel est le taux de l'accise en mai 2026 ?
L'accise est une taxe à montant fixe par MWh : peu importe le fournisseur ou l'offre souscrite, le tarif est le même partout en France métropolitaine continentale. Il est fixé annuellement par la loi de finances et indexé sur l'inflation depuis 2024. En mai 2026, deux tarifs résidentiels coexistent — un pour l'électricité, un pour le gaz — chacun avec ses propres règles d'affectation et son histoire fiscale.
- Accise sur l'énergie
- Impôt indirect sur la consommation d'électricité ou de gaz, calculé par MWh consommé, collecté par le fournisseur et reversé à l'État. Codifiée au Code des impositions sur les biens et services (CIBS) depuis 2022, elle a fusionné les anciennes taxes CSPE, TICFE, TCFE (côté électricité) et TICGN (côté gaz).
Pour comprendre l'effet réel de l'accise sur sa facture, le calculateur ci-dessous applique les barèmes en vigueur à votre profil de consommation, en HT puis en TTC (TVA à 20 % incluse). L'estimation prend en compte uniquement la part accise — le total facture intègre par ailleurs l'abonnement, la consommation HT et la CTA.
Calculez l'accise payée sur votre facture en mai 2026
Estimation appliquée à votre profil — barème en vigueur, TVA à 20 % incluse.
Estimation à partir des tarifs d'accise en vigueur en mai 2026 (CIBS, indexation inflation au 1ᵉʳ février). La TVA à 20 % s'applique sur l'accise — chaque MWh consommé est donc taxé à ~37 €/MWh TTC sur l'électricité ménages et ~19,67 €/MWh TTC sur le gaz résidentiel. La part de l'accise dans la facture totale est donnée à titre indicatif : elle dépend du fournisseur, de l'option tarifaire et de la zone tarifaire pour le gaz.
Accise sur l'électricité : 30,85 €/MWh pour les ménages
Le tarif normal de l'accise sur l'électricité pour un ménage français (puissance souscrite ≤ 36 kVA) s'élève à 30,85 €/MWh depuis le 1ᵉʳ février 2026. Sur une facture, ce montant figure typiquement sur une ligne distincte — l'opérateur le calcule au prorata des kWh consommés sur la période de facturation. Pour un ménage moyen consommant 5 700 kWh/an, l'accise pèse environ 176 €/an HT, auxquels s'ajoutent 35 € de TVA — soit ~211 €/an TTC, la deuxième taxe la plus lourde après la TVA elle-même.
Le tarif se décompose en deux briques distinctes : un tarif de base de 25,09 €/MWh, et une majoration ZNI (zones non interconnectées) de 5,66 €/MWh. La majoration ZNI finance la péréquation tarifaire qui permet aux ménages de Corse, des DOM et des îles éloignées du réseau métropolitain de payer le même prix de l'électricité que le continent — alors que le coût de production y est nettement plus élevé (groupes diesel, fioul lourd). Cette ligne d'affectation a été ajoutée explicitement au 1ᵉʳ août 2025 lorsque l'accise globale a été baissée pour amortir le passage de la TVA à 20 % sur l'abonnement.
| Catégorie de consommateur | Tarif normal en 2026 | Pour mémoire — tarif 2025 |
|---|---|---|
| Ménages (puissance ≤ 36 kVA) | 30,85 €/MWh | 33,70 €/MWh (puis 29,98 € au 1ᵉʳ août 2025) |
| PME (36 kVA < puissance ≤ 250 kVA) | 25,79 €/MWh | 25,68 €/MWh |
| Haute puissance (puissance > 250 kVA) | 25,79 €/MWh | 22,50 €/MWh |
Tarifs normaux de l'accise sur l'électricité applicables en métropole continentale en mai 2026. Les tarifs ménages et PME sont mis à jour au 1ᵉʳ février chaque année par indexation inflation. Source : Code des impositions sur les biens et services, art. L. 312-23 et suivants.
La baisse de 33,70 → 29,98 €/MWh au 1ᵉʳ août 2025 n'a rien d'une faveur fiscale : elle compense le passage simultané de la TVA à 20 % sur l'abonnement et la CTA, qui auraient sinon entraîné une hausse de la facture moyenne. L'effet combiné est quasi-neutre sur la facture TTC : l'État a déplacé le poids fiscal d'une ligne (accise) vers une autre (TVA), tout en simplifiant le régime. Le 1ᵉʳ février 2026, l'indexation inflation a remonté l'accise à 30,85 €/MWh — soit un solde net légèrement positif pour le ménage moyen sur l'année.
Accise sur le gaz (ex-TICGN) : 16,39 €/MWh en usage combustible
Côté gaz, l'accise sur les gaz naturels remplace l'ancienne TICGN (Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel) depuis la fusion fiscale de 2022. Le tarif normal pour un usage combustible résidentiel est de 16,39 €/MWh depuis le 1ᵉʳ février 2026. Sur un foyer chauffé au gaz consommant 14 000 kWh/an, cela pèse environ 229 €/an HT — la TVA à 20 % ajoutant 46 €, le total atteint 275 €/an TTC, soit la composante variable la plus lourde après le kWh lui-même.
Le tarif a connu un mouvement spectaculaire en janvier 2024, lors de la sortie progressive du bouclier tarifaire : il est passé de 8,37 €/MWh à 16,37 €/MWh, soit près du doublement. Cette hausse a contribué directement à la trajectoire haussière de la facture de gaz observée en 2024 et 2025 — elle se cumule avec l'évolution du Prix Repère du gaz publié par la CRE, dans lequel l'accise figure désormais à part entière.
Sophie, T3 chauffé au gaz à Lyon, consomme 14 000 kWh/an. Sur sa facture annuelle, l'accise sur les gaz naturels représente 14 000 × 16,39 €/MWh ÷ 1 000 = 229 € HT. La TVA à 20 % appliquée sur ce montant ajoute 46 €, soit ~275 €/an TTC pour la seule accise. Cela pèse ~14 % de sa facture annuelle TTC ; pour un foyer cuisson seule (~1 000 kWh/an), l'accise n'est que de ~16 €/an HT et son poids relatif est marginal devant l'abonnement.
Pour les professionnels et les industries, des régimes spécifiques s'appliquent — consommateurs énergétiquement intensifs exposés à la concurrence internationale, gros sites industriels — avec des taux réduits ou des exonérations partielles. Ces régimes ne concernent pas le résidentiel et ne figurent pas dans le calculateur ci-dessus, qui se concentre sur le tarif normal applicable à la majorité des ménages.
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D'où vient l'accise ? La fusion fiscale de 2022
Avant le 1ᵉʳ janvier 2022, le paysage fiscal de l'énergie résidentielle empilait quatre taxes principales sur l'électricité (TICFE, CSPE, TCFE départementale, TCFE communale) et une taxe sur le gaz (TICGN). Chacune avait sa propre logique de calcul, son propre destinataire (État, collectivités, Caisse de retraite des IEG) et apparaissait sur une ligne distincte de la facture. Le tout offrait peu de lisibilité au consommateur et des coûts de gestion non négligeables aux fournisseurs.
L'ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021 a refondu cet ensemble dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS), créé pour rationaliser tout le bloc des taxes spécifiques à la consommation. Les anciennes taxes ont été regroupées en deux accises : une pour l'électricité, une pour le gaz. Les recettes restent partagées entre l'État et les collectivités locales (environ un tiers reversé), mais le calcul est unifié et la facture beaucoup plus simple à lire.
| Avant 2022 — taxe | Énergie | Affectation | Devenue |
|---|---|---|---|
| TICFE (Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Électricité) | Électricité | État | Accise sur l'électricité |
| CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité) | Électricité | Énergies renouvelables, péréquation tarifaire | Accise sur l'électricité |
| TCFE (Taxe Communale + Départementale sur la Consommation Finale d'Électricité) | Électricité | Communes et départements | Accise sur l'électricité (1/3 reversé aux collectivités) |
| TICGN (Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel) | Gaz | État | Accise sur les gaz naturels |
Tableau de correspondance entre les anciennes taxes énergétiques et l'accise unique introduite au 1ᵉʳ janvier 2022. Les recettes des anciennes TCFE communales et départementales sont toujours reversées aux collectivités, en proportion de la consommation locale ; l'État conserve la part qui finançait la CSPE et la TICFE.
Une conséquence importante de la réforme : la CSPE finançait historiquement les tarifs de rachat de l'électricité d'origine renouvelable (EDF Obligation d'Achat). Depuis 2016, ce financement est passé directement par le budget général de l'État — la CSPE puis l'accise n'en sont plus que théoriquement « affectées ». Cette déconnexion a permis de stabiliser le financement des renouvelables, qui ne dépend plus mécaniquement des recettes de la taxe.
Évolution de l'accise depuis le bouclier tarifaire (2024-2026)
L'accise a connu trois mouvements distincts depuis 2024, qui résument à eux seuls l'histoire récente de la fiscalité énergétique française : la sortie du bouclier tarifaire (janvier 2024), la compensation de la réforme TVA (août 2025) et la première indexation inflation classique (février 2026). Le tableau ci-dessous récapitule chaque étape, son tarif et son contexte politique.
| Date | Accise électricité ménages | Accise gaz résidentiel | Événement |
|---|---|---|---|
| Avant le 1ᵉʳ février 2022 | 22,50 €/MWh (CSPE+TICFE+TCFE) | 8,37 €/MWh (TICGN) | Régime ancien — multi-taxes |
| 1ᵉʳ février 2022 → 31 janvier 2024 | 1 €/MWh | 8,37 €/MWh | Bouclier tarifaire électricité (gel exceptionnel) |
| 1ᵉʳ février 2024 | 21 €/MWh | 16,37 €/MWh | Sortie partielle du bouclier ; doublement quasi-instantané sur le gaz |
| 1ᵉʳ février 2025 | 33,70 €/MWh | 17,16 €/MWh | Fin du bouclier ; première indexation inflation |
| 1ᵉʳ août 2025 | 29,98 €/MWh | 15,43 €/MWh | Compensation du passage TVA à 20 % sur l'abonnement |
| 1ᵉʳ février 2026 | 30,85 €/MWh | 16,39 €/MWh | Indexation inflation |
Trajectoire de l'accise sur l'électricité ménages et sur le gaz résidentiel depuis 2022. Les variations spectaculaires de janvier 2024 (gaz) et 2025 (élec) correspondent à la sortie progressive du bouclier tarifaire ; la baisse d'août 2025 sur l'élec est une compensation de la réforme TVA.
Depuis 2024, l'accise est indexée automatiquement sur l'inflation au 1ᵉʳ février de chaque année. Concrètement, c'est l'inflation observée par l'INSEE sur les douze mois glissants qui dicte la hausse — pas une décision discrétionnaire du gouvernement. Cette mécanique limite les effets d'annonce mais rend la trajectoire prévisible : à inflation maîtrisée, l'accise progresse modérément ; à inflation forte, elle suit le mouvement.
Pour beaucoup de foyers chauffés au gaz, le passage de la TICGN de 8,37 → 16,37 €/MWh au 1ᵉʳ janvier 2024 a été le mouvement fiscal le plus marquant de la décennie. Sur un foyer consommant 14 000 kWh/an, ce doublement représente une hausse sèche d'environ 112 €/an HT, soit ~134 €/an TTC une fois la TVA appliquée. Ce mouvement contribue directement à la trajectoire haussière de la facture de gaz observée depuis — et explique pourquoi comparer les offres reste un levier rentable malgré l'augmentation des taxes.
Effet « taxe sur la taxe » : pourquoi la TVA s'applique sur l'accise
L'accise figure dans l'assiette HT de la facture, ce qui signifie que la TVA à 20 % s'applique par-dessus. Concrètement, sur 16,39 €/MWh d'accise gaz, la TVA ajoute 3,28 €/MWh — ce qui porte le coût total de la TICGN à ~19,67 €/MWh TTC pour le consommateur final. Cet effet de cumul, mécaniquement présent en France comme dans la plupart des pays européens, amplifie chaque hausse d'accise au profit du Trésor public.
L'effet est visible directement dans la trajectoire des recettes : quand l'État relève l'accise de 1 €/MWh, il encaisse 1 €/MWh d'accise plus 0,20 €/MWh de TVA supplémentaire, sans annonce explicite. Le contribuable, lui, paie 1,20 €/MWh au final pour le même mouvement. Sur le doublement de l'accise gaz en 2024, cela représente environ 22 €/an de TVA additionnelle pour un foyer chauffé au gaz, en plus de la hausse d'accise elle-même.
Pour un foyer chauffé au gaz consommant 14 000 kWh/an, l'accise en mai 2026 se calcule comme suit : 14 000 × 16,39 €/MWh ÷ 1 000 = 229,46 € HT, plus 20 % de TVA = ~275,35 €/an TTC. La TVA propre à l'accise atteint donc 45,89 €/an, soit un effet « taxe sur la taxe » d'environ 17 % de la part accise initiale.
Une conséquence pratique de cet effet de cumul concerne la marge de manœuvre du consommateur. Puisque la TVA s'applique sur l'ensemble HT — y compris l'accise et la CTA — toute baisse du HT se traduit par une baisse de TVA proportionnelle. C'est l'un des arguments structurels en faveur du comparateur de gaz : chaque euro économisé sur l'abonnement ou le kWh vaut 1,20 € en sortie de caisse, parce qu'il retire mécaniquement la TVA assise dessus.
Comment alléger l'accise et la TVA assise dessus
Le tarif d'accise est identique chez tous les fournisseurs — il s'agit d'un impôt fixé par l'État, pas d'un prix de marché négociable. Le seul levier directement actionnable sur l'accise consiste à réduire la consommation en kWh : chaque kWh évité retire 0,016 € d'accise gaz HT (ou 0,031 € d'accise élec) du total annuel. À l'inverse, comparer les fournisseurs ne change rien à l'accise mais réduit le HT (abonnement + kWh), et donc la TVA qui s'applique sur l'ensemble.
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Réduire la consommation pour faire baisser l'accise au prorata
Thermostat programmable, baisse d'1 °C dans les pièces de vie, robinets thermostatiques sur les radiateurs, isolation des combles. Chaque kWh évité retire 0,016 € d'accise gaz HT (~0,02 € TTC) ou 0,031 € d'accise élec HT (~0,037 € TTC). Sur 1 000 kWh économisés annuellement, l'effet sur l'accise atteint 16 à 31 €/an HT.
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Comparer le HT pour réduire la TVA assise dessus
Le HT (abonnement + kWh) varie d'une offre à l'autre : une offre à -10 % sur le HT réduit aussi la TVA de 10 % en valeur absolue. Le comparateur de gaz classe les offres par budget annuel TTC — donc déjà avec accise et TVA incluses, ce qui simplifie la comparaison.
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Vérifier la zone tarifaire avant de comparer
Le tarif d'abonnement et la part transport varient selon la zone tarifaire GRDF (1 à 6) de votre commune. Une zone éloignée du réseau de transport (zone 5–6) paie un HT plus élevé — donc une TVA plus lourde, alors que l'accise reste identique.
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Vérifier l'éligibilité au chèque énergie et aux aides
Le chèque énergie ne réduit pas l'accise mais finance le paiement de la facture totale (accise comprise). Les ménages éligibles le reçoivent automatiquement ; l'aide vient en déduction de la facture annuelle ou peut être utilisée pour des travaux de rénovation énergétique.
L'arbitrage de la fréquence de comparaison mérite aussi d'être posé : les offres bougent plusieurs fois par an, et le Prix Repère publié par la CRE est révisé mensuellement. Une comparaison annuelle reste un plancher raisonnable ; tous les six mois pour les profils chauffage à forte consommation, où chaque euro de HT économisé compte sur la TVA totale (accise comprise). L'opération est gratuite, sans coupure et sans intervention technique.
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Questions fréquentes sur l'accise sur l'électricité et le gaz
Quel est le taux de l'accise sur l'électricité en 2026 ?
Le tarif normal de l'accise sur l'électricité pour les ménages (puissance ≤ 36 kVA) est de 30,85 €/MWh depuis le 1ᵉʳ février 2026. Ce montant se décompose en 25,09 €/MWh de tarif de base et 5,66 €/MWh de majoration ZNI (zones non interconnectées) finançant la péréquation tarifaire avec la Corse et les DOM. Avant le 1ᵉʳ août 2025, le tarif était de 33,70 €/MWh — il a été baissé pour compenser le passage de la TVA à 20 % sur l'abonnement.
Quel est le taux de l'accise sur le gaz (TICGN) en 2026 ?
L'accise sur les gaz naturels — anciennement TICGN — est fixée à 16,39 €/MWh pour un usage combustible résidentiel depuis le 1ᵉʳ février 2026. Sur un foyer chauffé au gaz consommant 14 000 kWh/an, cela représente environ 229 €/an HT, auxquels s'ajoute la TVA à 20 % qui amène le coût total de la TICGN à environ 275 €/an TTC.
Pourquoi l'accise a-t-elle remplacé la CSPE et la TICFE ?
Au 1ᵉʳ janvier 2022, la France a fusionné plusieurs taxes énergétiques en une accise unique, dans le cadre du Code des impositions sur les biens et services (CIBS) issu de l'ordonnance n°2021-1843 du 22 décembre 2021. Côté électricité, l'accise a absorbé la TICFE, la CSPE et les taxes locales TCFE. Côté gaz, elle a remplacé la TICGN. La réforme visait à simplifier le paysage fiscal et à harmoniser le mode de calcul.
L'accise est-elle indexée sur l'inflation chaque année ?
Oui. Depuis 2024, les tarifs de l'accise sur l'électricité et le gaz sont indexés automatiquement sur l'inflation au 1ᵉʳ février de chaque année. Cette indexation est prévue par la loi de finances et limite la marge de manœuvre politique sur ces taxes — c'est l'inflation observée qui dicte la hausse, pas une décision discrétionnaire annuelle.
La TVA s'applique-t-elle sur l'accise ?
Oui — c'est l'effet « taxe sur la taxe ». La TVA à 20 % s'applique sur l'intégralité de la facture, y compris la part d'accise. Concrètement, sur 16,39 €/MWh d'accise gaz, la TVA ajoute 3,28 €/MWh, portant le coût TTC de l'accise à 19,67 €/MWh. Cet effet de cumul amplifie chaque hausse d'accise — quand l'État relève l'accise de 1 €, le consommateur paie 1,20 € au final.
Comment réduire l'accise payée chaque année ?
L'accise est un montant fixe par MWh consommé — son taux ne se négocie pas. Le seul levier consiste à réduire la consommation : isolation du logement, thermostat programmable, baisse de 1 °C en hiver, équipements moins énergivores. À l'inverse, comparer les fournisseurs ne change pas l'accise, mais réduit le HT (abonnement + kWh) — et donc la TVA assise sur ce HT et sur l'accise.