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Réduire sa facture énergétique en suivant les données de consommation

La multiplication du recours aux compteurs communicants - type Linky pour l’électricité ou Gazpar pour le gaz - en témoigne : le suivi des données de consommation est un levier majeur de lutte contre le gaspillage énergétique, entraînant une réduction des charges énergétiques et de l’empreinte environnementale. Si les données de consommation sont de plus en plus disponibles, une analyse fine est primordiale pour identifier les dérives, déterminer leurs causes et les corriger.


La facture énergétique des français pour le logement


De quoi se compose la facture énergétique ?

En France, la principale source d’énergie dans le résidentiel est le gaz, représentant près du tiers de la consommation d’énergie du secteur, suivi de près par l’électricité1. Les principales tendances sont à l’augmentation du bois et à la baisse du fioul et du charbon, qui, en vertu des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) devraient disparaître des sources de chauffage à l’horizon 2028.

Si cette consommation d’énergie est plus importante pour les maisons individuelles (MI) que pour les immeubles collectifs (IC) - presque deux fois plus élevée, notamment en raison du fait que les superficies des maisons individuelles sont supérieures à celles des logements en immeubles collectifs -, la répartition des postes de consommation est globalement la même.

Le chauffage représente aujourd’hui un peu plus de la moitié de la consommation d’énergie du secteur résidentiel. La part occupée par les usages spécifiques a, contrairement aux autres champs, tendance à croître, notamment du fait de l’augmentation du nombre d’appareils électrodomestiques et audiovisuels.

Histogramme sur la variation de la consommation énergétiques des logements français au cours des années

Evolution et répartition des postes de consommation énergétique dans le résidentiel, ADEME, Chiffres clés du bâtiment, 2013

Des prix de l’énergie toujours croissants

La réduction de la consommation d’énergie, notamment due à l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes de chauffage et des appareils, ne se ressent pas dans ces proportions dans le porte-monnaie des français puisque les prix de l’énergie (gaz, électricité, fioul) ne cessent d’augmenter. Ainsi, la part du revenu consacrée aux dépenses énergétiques pour les ménages représente en moyenne 10% du revenu des français2.

graphique sur l'évolution des prix de l'électricité, du gaz et du fioul

Evolution des prix de l’électricité, du fioul et du gaz en centimes d’euros par kWh, ADEME, Chiffres clés du bâtiment, 2013.

Dès lors, un suivi des données de consommation peut permettre d’atténuer les conséquences de l’augmentation du prix des énergies, en identifiant les solutions économes ainsi que les causes des dérives de consommation.

Les données de consommation, sources d’identification des dérives de consommation


Comment suivre ses données de consommation ?

Les données de consommation peuvent être suivies grâce aux objets connectés ; en l’occurrence, les compteurs communicants installés par les énergéticiens ou les entreprises d’analyse de données. Ces objets permettent de suivre en temps réel la consommation d’énergie pour un logement, un bâtiment ou tout un parc immobilier et restituent généralement les données sur une interface en ligne (Tel que sur les espaces clients d'Engie, Direct Energie, EDF...)

Croisées aux données météorologiques, les données de consommation sont une source précieuse d’aide à la décision pour les actions de réduction de sa facture énergétique.

Suivre l’évolution des consommations dans le temps pour identifier les dérives

Il existe des plateformes de traitement de données qui collectent les données de consommation énergétique issues des objets connectés et, en les croisant aux données météorologiques, permettent d’identifier les dérives de consommation énergétiques des bâtiments.

La plateforme Homeys, par exemple, analyse les données de consommation de gaz des logements et des bâtiments pour identifier les dérives de consommation et permettre à l’occupant de savoir si ces dérives sont liées à une mauvaise isolation ou bien à de mauvais réglages des systèmes de chauffage.

 Plus un bâtiment souffre de problèmes d’isolation, plus sa consommation augmente lorsque les températures extérieures diminuent

histogramme de la variation de la consommation énergétique en fonction de la température extérieure

Courbe de consommation, qui renseigne sur l’augmentation de la consommation lorsque la température extérieure diminue.
Source: https://www.homeys.io/index.php/notre-offre-performance-energetique/

 La comparaison dans le temps de la consommation en fonction des degrés jours unifiés (DJU), c’est-à-dire de la température intérieure normalisée des conditions climatiques, permet par ailleurs d’identifier les dérives de consommation d’une année sur l’autre.

histogramme sur l'évolution de la consommation énergétique par dju

Evolution de la consommation par DJU par saisons de chauffe
Source: https://www.homeys.io/index.php/notre-offre-performance-energetique/

Pour rappel, il est obligatoire d’entretenir tous les ans les chaudières dont la puissance est comprise entre 4 et 400 KW. Cela est nécessaire pour des raisons de sécurité, mais aussi pour réaliser des économies d’énergie: l’ADEME estime qu’une chaudière bien entretenue consomme 8 à 12% d’énergie en moins3.

L’accès aux données permet de piloter sa consommation et d’estimer le coût de la facture de chauffage en fin de saison puisque l’analyse des données prévoit une fonction prédictive, qui permet d’estimer la consommation en fin de saison en fonction de la rigueur de l’hiver.

Les gestes pour réduire sa consommation d’énergie


Baisser son chauffage

Le chauffage étant le premier poste de consommation énergétique du secteur résidentiel, une réduction de la température intérieure permet de réaliser des économies d’énergie significatives. A cet égard, la température prescrite par les pouvoirs publics à l’article R241-26 du Code de l’environnement dispose que les locaux d’habitation, de bureaux, d’enseignement ou recevant du public ne doivent pas être chauffés au-delà de 19°. Y est également définie la température minimale à respecter pour les logements construits après 2001: 18°.

Dans les faits, beaucoup de logements sont chauffés à des températures supérieures à ces seuils, en particulier dans les bâtiments à chauffage collectif où les habitants ne peuvent régler eux-mêmes la température.

En moyenne par exemple, les bâtiments analysés par Homeys sont chauffés à 20,7° et un quart le sont à plus de 22°. Or, l’ADEME estime que la réduction d’un degré du chauffage permet d’économiser 7% sur sa facture énergétique4

Agir sur les usages spécifiques

Il est possible d’agir dans chaque pièce de son logement pour réduire sa facture énergétique. Le recours à des ampoules basse consommation, le choix des options “éco” pour les lave-linges et lave-vaisselles ou encore l’extinction des appareils électriques (téléviseurs, ordinateurs, chaînes Hi-Fi,...) en les branchant sur des multiprises à interrupteur permettent d’économiser jusqu’à 8% d’électricité6.

Une réduction de la facture énergétique et de l’empreinte environnementale

Au vu des objectifs ambitieux attendus du secteur du bâtiment en matière de transition écologique - réduction de 28% de la consommation d’énergie et de 30% des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à leur niveau de 1990 d’ici 2030 -, il semble qu’une part significative puisse être atteinte via ces gestes économes qui, en évitant le gaspillage d’énergie via le suivi des consommations, réduisent la facture énergétique et l’impact environnemental.

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